Des Hawaïens très underground

"On est vraiment très content d'être là mais on se demande pourquoi on nous a demandé de venir !" C'est ça Chokebore : un groupe modeste et très sympa.

Il y a des groupes comme ça, bourrés de talent, qui gagnent à être connus mais qui n'atteignent malheureusement pas la notoriété qui leur est due. Chokebore est de ceux-là. Pourquoi ? On ne sait pas. Sans doute qu'ils ne font pas une musique facile et que "ça prend beaucoup de temps pour se faire connaître quand on fait dans ce genre-là" dixit le chanteur.

Yukulele à Honolulu

Le combo d'origine hawaïenne enregistre actuellement son prochain album en studio à Los Angeles. Et après cinq ou six passés en tournée, les gaillards ne sont pas mécontents de rentrer à la maison ce qui permet à chacun de retourner à son occupation favorite : la collection de vidéo de catch et de costumes pour le batteur, la musique accoustique pour le chanteur (il aimerait d'ailleurs transformer son yukulele en yukulele électrique "mais ça ne marche pas parce que c'est un instrument trop fragile !"). Base-ball et peinture pour les deux autres.

Une pause bien méritée

Quant à leurs goûts en matière de cinéma, le chanteur avoue avoir adoré "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" (même s'il n'a pas compris un seul dialogue !) et "C'est arrivé près de chez vous". Côté musique, on ne saura pas vraiment ce qu'ils écoutent car l'enregistrement en studio leur prend tout leur temps "du coup, quand on rentre chez nous, ce n'est pas vraiment pour encore écouter de la musique". Une musique d'ailleurs qu'ils revendiquent triste mais belle : "J'aime écrire des paroles tristes. C'est ce qui me motive pour me lever le matin. Mais je n'essaie pas d'écrire des choses tristes à tout prix. J'essaie surtout d'écrire des choses jolies et j'espère que les gens le prennent comme ça".

Stéphanie Decourt

Webcity (12 août 2001)